lore | un spectateur à la fois…

“Impossible de ne pas reconnaître la qualité de la proposition qui va à la rencontre des spectateurs un à un. Et ce type de rencontre, je peux en témoigner fonctionne fort bien à rejoindre un public moins familier, une personne à la fois, avec la danse contemporaine. Pour moi, cela s’impose, elle devrait être reprise le plus souvent possible. Agents culturels, soyez en informés ! ”

[…]

“Je me retrouve donc sur cette chaise, face à elle, qui me remet une petite fiche bleue sur laquelle je découvre, un poème de quatre vers. Quatre vers dont est écrit les débuts (Une maison de /proche de/ dans /illuminée par /habitée par ) et qui se complètent par trois petits points (…), que moi je devrai compléter. Ce que j’ai fait, un peu pris au dépourvu avec l’inspiration du moment. Peu importe, elle, devant moi, m’écoute, semble touchée et inspirée par mes mots, pour ensuite entamer une danse qui manifestement me le démontre. Ce court moment fort intense terminé, elle revient s’assoir et me parle de sa vision de ce qu’elle vient de me danser, juste pour moi. Elle m’invite, si je le veux, à me diriger  là-bas, pour conserver les traces orales de mon poème, invitation que j’accepte. Malgré ma mémoire qui de plus en plus me joue des tours, je réussi à me rappeller de mes quatre mots. Avec une certaine nervosité, sinon une nervosité certaine, je réussis avec une voix chevrotante et au deuxième essai (merci Anne-Flore !) à prononcer  “mon poème”. Après cela, je reprends ma place (plus confortable) de spectateur.

C’est donc de cette place que je pourrai voir, par la suite, un public de tout genre prendre place. Jeunes, moins jeunes, un grand-père et son petit-fils (dans une poussette), une femme anglophone accompagnée qui comme moi, seront ravis de leur rencontre, pas besoin d’être bon observateur pour le constater. Le temps passe jusqu’au moment que les chaises sont mises de côté pour un tableau de danse de groupe. Belle conclusion englobante de cette oeuvre de danse. ”

 

merci Robert St-Amour pour ce témoignage, Sur les pas du spectateur, 14 septembre 2017
(photos Romain Lorraine et Denis Martin)

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Plus de détails sur le projet ici. 
Images de la première étape de création ici. 


 

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