fadeout – dans LE DEVOIR & BIBLE URBAINE

Retour critique dans Le Devoir et Bible Urbaine suite à la première montréalaise
de Fadeout au festival Quartiers Danses le 13 septembre 2017.


” Densité, divergence et émergence au festival Quartiers Danses

Le solo d’Anne Flore De Rochambeau se distingue aussi du lot. Entrée in medias rès, un tube de néon divise la scène à hauteur des yeux de la danseuse, nous laissant percevoir un corps sans tête, sans visage. Les doigts et les mains arachnides sillonnent l’espace sous la clarté du néon. D’abord sur place, l’artiste explore les possibilités de mouvement dans cette sphère lumineuse. Puis, le torse apparaît, les jambes se plient et se déplient, le visage paraît, serein, regard tourné vers le public. Un lent et très fin jeu de dévoilement-dissimulation sur une musique concrète mêlant avec étrangeté un thème champêtre et les rouages d’une mécanique, sorte de locomotive aux impacts étouffés. La conception sonore dont les mouvements épousent la musicalité apporte des textures au solo qui glisse dans un entre-deux de fluidité et d’apesanteur.

L’ensemble de la proposition est fort cohérent, démontrant une écriture peaufinée qui s’adapte bien à la forme courte imposée, nous permettant de réaffirmer qu’Anne Flore De Rochambeau est une jeune chorégraphe à suivre.”

Mélanie Carpentier, LeDevoir, 14 septembre 2017

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“Fadeout: jeux de lumière et mouvements minimalistes

Avec un néon installé au niveau de la poitrine, l’artiste a su instaurer une ambiance particulière entre étrangeté et fascination. Ce sont alors seulement ses mains qui parlaient dans des mouvements très minimalistes et très envoûtants. Avec une maîtrise totale de ses appuis et de son poids, la danseuse semblait parfois s’envoler au-dessus de ce néon, ou au contraire se laisser tomber plus bas.

Après avoir percé le public d’un regard qu’on n’attendait plus, elle a déambulé dans un espace restreint autour d’elle et de cette lumière pour glisser, tourner, s’arrêter sur des sons d’oiseaux, de bruits de route, à la fois rassurants, sauvages et angoissants. Par ces petits mouvements, elle coupait l’espace, tout comme la musique, pour finalement parvenir à sortir de sa zone de confort, même si celle-ci revenait facilement à elle.

Dans un univers conceptuel épuré dans lequel on entrait volontiers avec l’artiste, un rapport sensoriel direct s’est installé avec le public, qui l’a d’ailleurs acclamé.”

Léa Villalba, Bible Urbaine, 17 septembre 2017

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Plus de détails sur l’oeuvre ici.

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